23 août 2012

Jour 10 - le Sud de la péninsule Snæfellsnes, Borganes, Akranes


Ce dixième jour sera une longue journée, épuisante sur la fin mais avec une lumière du soir magique.


Non loin de notre campement, deux tours de roches au bord de la côte. Nous y rencontrons des français partis avec leurs camping-cars mais l'un avait crevé... Un clou dans le pneu. Ses collègues iront chercher un garage pour réparer ce souci qui peut devenir vraiment embêtant vu l'éloignement des villages même s'ils ont prévu de rester un mois sur l'île.
Dans les falaises nichent de nombreux oiseaux, dont une espèce de pingouins! Les pingouins Torda Alca. Et effectivement, contrairement aux manchots, comme tout pingouin, cette espèce vole et vient se jucher dans les falaises.







L'effet HDR de notre compact !


Arnarstapi est un petit village à quelques kilomètres de ces deux tours et dont le port est situé au milieu de falaises où un grand nombre de goélands viennent nicher. Et le village est bordé de pelouses qui sont une zone de nidification pour de nombreuses sternes arctiques. Bien évidemment, si vous voulez traverser ce type de pelouse, il faudra courir vite, un bâton à la main; sinon ce sera le coup de bec voire le tir précis de fiente... Classes bestioles... Heureusement, nous nous en sortons sans dommage !

C'est une statue qui marque l'entrée de la réserve d'Arnarstapi : elle représente Bárður Snæfellsás - une figure mythologique qui a élu domicile dans glacier de Snæfellsjökull et la légende dit qu'il a fini ses jours en descendant dans le glacier et il est devenu un esprit de la terre.






Lors de notre promenade dans la réserve, le long de la côte notamment, beaucoup d'oiseaux nichent dans les falaises mais surtout mouettes et canards Eider. Et toujours pas de macareux! :(













De grands trous naturels entre le haut et le bas de la falaise leur servent également de refuge naturel.











Sur notre route, nous laissons à gauche un canyon, lieu d'une sombre histoire de fratricide. La région fut aussi habitée par l'un des premiers "serial killer" de l'Islande : un aubergiste qui détroussait et tuait ses clients pendant leur sommeil. Lors que sa dernière victime réussit à la glisser entre les doigts, il fut accusé et ce fut finit de son entreprise prospère qu'il paya de sa tête.




A Lýsuhóll, dans la cour de l’école qui regroupe tous les enfants de la côte sud de la  péninsule de Snæfellsnes se trouve une piscine où jaillit la seule source d’eau chaude minérale gazeuse. Piscine à 34° C, et hot pot à 41 ° C. Une bonne détente…
Le cadre en lui-même n'est pas exceptionnel mai les montagnes autour, noires et pointues donnent une certaine ambiance au lieu.

Nous n'avons pas fait de photo mais voici à quoi elle ressemble : piscine Lysuholl

Nous bifurquons vers Ytri-Rauðamelur où se dressent sur plusieurs centaines de mètres des murs d’orgues basaltiques. Plus le refroidissement des coulées de basalte est lent, plus les orgues seront régulières et parfaites.


Plus un seul village le long de la côte jusqu'à Borganes, avec toujours en fond le volcan :



Non loin de Borganes, à Kleppjarnsreykir, la seconde source d'eau chaude du pays avec 70 litres d'eau à la seconde alimentant un centrale de redistribution : sur plus de 60 km de rayon, les villages sont alimentés par cette source. Juste à côté, des serres où poussent des tomates sont chauffées par cette source d'eau chaude.






Il est midi, nous mangeons dans une cafétéria d'une station service, sorte de Mc Do sans enseigne, où l'on croise les islandais.
Il y avait McDo à Reykjavik mais leur exploitant, détenteur de la franchise de la marque américaine, a en effet décidé de fermer en raison de l'envolée des coûts d'importation, entraînée par l'effondrement de l'économie islandaise. L'Islande, où McDonald's était présent depuis 1993, est ainsi devenu un des rares pays d'Europe de l'Ouest sans Big Mac.

Reprenant la route, nous laissons Borganes pour nous diriger plus dans les terres, vers Reykholt.

Reykholt veut dire "Colline des fumée" association des mots Reykur (fumée,vapeur) et Holt (Colline). Le village est étroitement lié au nom du poète et politicien Snorri Sturluson (1148 - 1241), dont l’influence sur l’Islande médiévale semble importante. Il passa une grande partie de sa vie dans ce village et y fut assassiné à cause d’intrigues politiques. On peut encore visiter les restes de sa ferme que des archéologues ont retrouvée. Une bibliothèque sur place s’occupe de ses œuvres. Et un hot pot où il avait l'habitude de venir est toujours en place, tout comme le passage souterrain qui menait à sa maison.

Au Moyen Âge, Reykholt fut généralement un des centres intellectuels du pays, entre autres une des écoles les plus importantes de l’île s’y trouvait.





Dans les environs, à Húsafell, il y a les cascades Hraunfossar (les chutes de la lave) qui recouvrent en fait une suite de petites cascades s'étalant sur environ un kilomètre. L'eau ruisselle sous un champ de lave pour se jeter dans la rivière Hvítá.

Juste à côté, on trouve une autre cascade du nom de Barnafoss (« la cascade des enfants »), en référence à une histoire locale : le jour de Noël, les enfants de la famille Hraunsás étaient restés seuls chez eux pendant que leurs parents se rendaient à la messe. Les enfants s'en furent jouer sur l'arche de pierre qui enjambait la rivière, tombèrent dans la chute et se noyèrent. Apprenant l'accident, la mère fit alors abattre ce pont naturel.
La rivière à cet endroit a la particularité de passer sous une arche de pierre qui se situe juste au niveau de l'eau, formant ainsi de puissants remous.







Tout au bout de la route, une piste mène vers le glacier de Langjökull. Elle est tellement parcourue par les 4x4 de tourisme ou des camions de touristes qu'on la voit poursuivre sur le glacier, comme une route !





Malgré la sensation de bout du monde de ces paysages et pistes en terre, le camping d'Husafell ne nous plait pas. Nous reprenons la route vers le Sud mais ratons la bifurcation qui mène au soit-disant camping le plus sympa de l'Islande. On abandonne la recherche et on poursuit la route vers le Sud.



 




Nous roulons encore, épuisés, sans trop manger, espérant trouver un camping mieux à Akranes qu'à Borganes (au bord de la route 1). Finalement, ce camping est très bien, pelouse moelleuse, peu de monde, avec une vue sublime sur le volcan et la péninsule de Snaefellsnes.






Le soleil se couche sur la péninsule du Snaefellsnes et son volcan. Et ce sera la première fois que nous verrons un vrai coucher de soleil en Islande.